L’approvisionnement en oméga-3 devient un défi stratégique majeur pour les acteurs de la nutrition.
Volatilités climatiques, tensions sur les ressources marines, fluctuations des quotas de pêche et exigences accrues de traçabilité : les stratégies d’approvisionnement en oméga‑3 évoluent rapidement. Pour les acteurs des nutritions humaine, animale et de l’aquaculture, la diversification des sources d’EPA (acide eicosapentaénoïque) et de DHA (acide docosahexaénoïque), deux oméga‑3 marins essentiels, devient désormais un enjeu stratégique de résilience, de sécurisation des approvisionnements et de continuité opérationnelle.
Pendant plusieurs décennies, le marché des oméga‑3 s’est structuré autour d’un modèle relativement stable dominé par les huiles de poisson issues de quelques grandes zones de production. Ce modèle a accompagné la croissance des marchés de la nutrition humaine, de l’aquaculture et de la nutrition animale, mais il montre aujourd’hui ses limites face aux tensions croissantes sur les ressources marines.
Avec un marché mondial des ingrédients oméga‑3 estimé à environ 3,46 Mds USD en 2026 [1] et une forte dépendance aux pêcheries d’anchois du Pérou, les risques de rupture et d’instabilité des prix sont devenus structurants.
Selon la GOED (Global Organization for EPA and DHA Omega-3s), en 2025, le volume global d’ingrédients oméga‑3 a atteint 136 000 tonnes (+2,6% vs 2024), tandis que la valeur a reculé de 4,3% à 2,53 Mds USD, reflétant des tensions d’offre et une commoditisation sur certains segments.
Dans ce contexte, la diversification des sources d’oméga‑3 ne relève plus uniquement d’une logique d’innovation produit. Elle devient un enjeu stratégique de résilience, de sécurisation des approvisionnements et de traçabilité.
Le marché mondial des oméga-3 en chiffres en 2025
Volume global d’ingrédients oméga-3 : 136 000 tonnes en 2025 (+2,6% vs 2024) [1].
Valeur du marché des ingrédients : 2,53 Mds USD en 2025 (-4,3% vs 2024), signe de tensions et de commoditisations sur certains segments [1].
Quotas péruviens d’anchois : passés de 3 Mt début 2025 à 1,91 Mt pour la première saison 2026 (‑36%) [2].
La majorité des huiles de poisson reste destinée à l’aquaculture, limitant les volumes disponibles pour la nutrition humaine et animale spécialisée [2].
1. GOED Publishes 2026 Ingredient Market Report
2. Fish Oil Omega-3 Market Size & Share Analysis 2026- 2031
Ce modèle, autrefois stable, montre aujourd’hui ses limites face à une offre concentrée, des quotas volatils et des chaînes logistiques de plus en plus exposées.
Le marché mondial des oméga‑3 reste encore fortement dépendant de quelques zones de production majeures, notamment des pêcheries d’anchois du Pérou. Cette concentration géographique expose les acteurs de la nutrition à une forte instabilité liée aux aléas climatiques, aux quotas de pêche, aux tensions logistiques et aux évolutions réglementaires. D’après NutraIngredients, les quotas péruviens d’anchois, par exemple, sont passés de 3 Mt début 2025 à 1,91 Mt pour la première saison 2026, soit une chute de 36% en un an, illustrant la vulnérabilité de la chaîne d’approvisionnement.
Selon le rapport Fish Oil Omega-3 Market Size & Share Analysis 2026- 2031, la majorité des huiles de poisson produites reste destinée à l’aquaculture, limitant les volumes disponibles pour les nutritions humaine et animale spécialisées.
Dans le même temps, la demande en EPA et DHA pour les compléments alimentaires et la nutrition médicale continue de progresser, en particulier en Europe, en Amérique du Nord et en Asie, accentuant la concurrence sur les matières premières marines.
Cette pression croissante sur les ressources marines est aujourd’hui suivie de près par plusieurs acteurs sectoriels et organisations internationales comme la GOED, l’IFFO (The Marine Ingredients Organisation) ou la FAO (Food and Agriculture Organization).
Pour les acteurs de la nutrition, ces évolutions ont des conséquences opérationnelles directes : sécurisation des volumes, stabilité des coûts matières, continuité des formulations et capacité à maintenir les engagements clients dans la durée. En Europe, les sites de formulation de compléments alimentaires et de nutrition médicale cherchent à réduire l’exposition aux aléas sud‑américains en sécurisant des flux européens ou nord‑européens.
Dans les segments à forte exigence de qualité — les compléments alimentaires premium, la nutrition médicale, la nutrition animale spécialisée — les attentes se renforcent également autour de la traçabilité, de l’origine des ingrédients et de la durabilité des filières.
Portée par le vieillissement de la population, l’essor de la nutrition préventive, le développement de l’aquaculture et la croissance des marchés asiatiques, la demande mondiale en oméga‑3 reste dynamique.
La question ne se limite donc plus à l’accès à des oméga‑3 riches en EPA et DHA. Elle concerne désormais la fiabilité globale des chaînes d’approvisionnement et la capacité des industriels à diversifier durablement leurs sources. Pour les acteurs de la nutrition humaine, ces évolutions impliquent désormais d’intégrer des critères de robustesse d’approvisionnement, de traçabilité et de stabilité des filières dès les phases de développement produit.
Face à ces tensions, la diversification des sources d’oméga‑3 ne se limite plus à l’innovation produit : elle devient un levier de résilience et de différenciation, via de nouvelles formes de lipides marins et de filières européennes.
Les huiles algales, le krill et les coproduits de la pêche répondent à des besoins différents selon les applications, les contraintes réglementaires ou les exigences de formulation. Cette diversification repose sur une logique de complémentarité des sources, chaque solution répondant à des enjeux spécifiques de sourcing, de positionnement et de formulation.
Au‑delà de la seule teneur en EPA et DHA, les industriels s’intéressent désormais à d’autres critères comme la biodisponibilité, l’origine des lipides marins, la stabilité des formulations ou encore la qualité perçue des produits finis et la différenciation marketing.
Dans ce contexte, les phospholipides constituent les molécules d’intérêt naturellement présentes dans certaines huiles marines, comme les huiles d’œufs de hareng, de krill ou certaines huiles issues de coproduits marins.
Dans cette transformation du marché, les phospholipides marins occupent une place particulière. Naturellement présents dans certaines sources marines, ils répondent à l’intérêt croissant des industriels pour des approches associant performance de formulation, qualité nutritionnelle et différenciation.
Contrairement aux huiles de poisson conventionnelles principalement structurées sous forme de triglycérides, les huiles marines riches en phospholipides présentent une organisation lipidique différente qui ouvre de nouvelles perspectives en formulation et en valorisation produit.
Pour les industriels, cette nouvelle approche permet de diversifier les sources d’approvisionnement en oméga‑3 tout en répondant aux attentes croissantes en matière de traçabilité, d’origine des matières premières et de qualité perçue des formulations.
Les huiles marines riches en phospholipides attirent un intérêt croissant pour leur organisation lipidique spécifique, leur stabilité en formulation et leur potentiel en montée en gamme, notamment dans les compléments alimentaires premium et la nutrition spécialisée.
Dans cette logique, certaines filières marines européennes — notamment issues du hareng norvégien — attirent davantage l’attention pour leur niveau de traçabilité et leur capacité à accompagner des stratégies d’approvisionnement plus sécurisées. Les filières nord‑européennes (Norvège, mers nordiques) sont de plus en plus choisies par les acheteurs pour leur cadre réglementaire, leur traçabilité et leur proximité avec les sites de production.
Dans ce nouvel environnement, les industriels recherchent des solutions capables d’associer sécurisation des approvisionnements, traçabilité des filières, qualité nutritionnelle et différenciation des formulations.
Produite par Groupe Berkem, en partenariat avec Arctic Bioscience, B-Romega™ est une gamme d’huiles marines riches en phospholipides, élaborée à partir d’huile d’œufs de hareng issus de Norvège et des mers nordiques, et d’autres huiles de poisson sélectionnées. Cette gamme, à destination des compléments alimentaires, soutient une résolution inflammatoire normale à travers diverses fonctions corporelles.
La filière repose sur une chaîne de valeur courte et maîtrisée, associée à une traçabilité complète des matières premières et à une valorisation d’une source marine européenne reconnue pour la qualité de ses lipides.
Naturellement riches en phospholipides marins, ces huiles présentent une organisation lipidique spécifique qui ouvre de nouvelles perspectives en formulation pour les industriels souhaitant conjuguer performance nutritionnelle, qualité des ingrédients et montée en gamme des produits finis.
Cette approche répond également aux nouvelles attentes du marché : diversification des sources d’EPA et DHA, origine maîtrisée des matières premières et robustesse des chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte, les stratégies oméga‑3 deviennent de plus en plus indissociables des enjeux de résilience, de traçabilité et de continuité opérationnelle.
Dans une logique de préservation de la ressource, les industriels accordent également une attention croissante à l’impact réel des ingrédients utilisés sur les filières marines. Les huiles d’œufs de hareng utilisées dans la gamme B-Romega™ s’inscrivent dans une filière nordique encadrée par des quotas et une surveillance scientifique internationale, avec des stocks actuellement maintenus au‑dessus des seuils de durabilité définis pour la ressource.
La gamme B-Romega™ offre une alternative structurante aux huiles de poisson traditionnelles, avec une matière première tracée, une chaîne de valeur maîtrisée et une production industrialisée en Europe.
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FAQ – Oméga‑3, diversification des sources et B-Romega™
Pourquoi la diversification des sources d’oméga‑3 est‑elle devenue stratégique ?
Parce qu’elle répond à une double attente : optimiser les profils nutritionnels et sécuriser l’approvisionnement en oméga‑3 dans un contexte de demande croissante et de disponibilité variable des ressources marines.
Quelles sont les principales alternatives aux huiles de poisson conventionnelles ?
Les huiles algales, le krill, les phospholipides marins et les coproduits de la filière pêche, chacun répondant à des besoins spécifiques en formulation, positionnement et traçabilité.
En quoi les phospholipides marins sont‑ils intéressants pour les industriels B2B ?
Ils offrent une organisation lipidique différente des triglycérides, avec un potentiel de différenciation, une bonne stabilité en formulation et un attrait pour les gammes premium et spécialisées.
D’où provient la matière première phospholipidique de B-Romega™ ?
B-Romega™ est élaboré à partir de phospholipides marins extraits d’œufs de hareng frais issus de Norvège et des mers nordiques, avec une chaîne de valeur courte et une traçabilité complète.
Quel type d’acteurs B2B est concerné par B-Romega™ ?
Les acteurs de la nutrition humaine — industriels de la nutraceutique, des compléments alimentaires, formulateurs, façonniers — qui cherchent à sécuriser et différencier leurs formulations oméga‑3.